Affaire de l'enlèvement des 32 touristes allemands
Le tribunal criminel près la cour d’Alger a renvoyé hier à la prochaine session criminelle le procès des ex-compagnons d’Amari Saïfi, alias Abderrazak El Para, alias Abou Haydara, ex-«émir» de la zone 5 du groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC).
 Ce renvoi a été annoncé par ce tribunal vu l’absence de la défense de deux des quatre accusés, en l’occurrence A.K., alias Assam Abou Okba, et B.B. les quatre accusés sont, outre ces deux personnes, N.A., alias Salah Abou Yakoub, et A.B. Ils sont accusés d’«adhésion à un groupe terroriste sévissant à l’étranger, commercialisation dans l’importation d’armes, enlèvement de ressortissants étrangers, appartenance à un groupe terroriste armé, utilisation d’armes, assassinat de citoyens et approvisionnement d’un groupe terroriste». A.K., et N.A. faisaient partie du groupe terroriste de Abderrazak El Para et auraient, selon l’accusation, participé dans l’opération d’évasion de 1 200 détenus de la prison de Tazoult, le 28e jour du mois de ramadan, en 1994, et participé avec cet ex-«émir» de la zone 5 du GSPC dans l’enlèvement de 32 touristes européens dans le désert algérien en 2003. Une partie de la rançon qui serait de 5 millions d’euros qui aurait été versée par le gouvernement allemand aux terroristes auteurs de cet enlèvement en contrepartie de la libération des touristes toujours retenus en otage aurait été utilisée par Abderrazak El Para et ses acolytes dans l’achat d’armes de guerre et de munitions au mali et au Niger. Une partie de ces 32 touristes européens avait été, préalablement, libérée grâce à une intervention efficace de l’ANP.
A.K. et N.A., extradés, l’un du Tchad et l’autre du Niger vers l’Algérie, ont relaté comment ce groupe terroriste auquel ils faisaient partie, dirigé par cet ex-«émir» de la zone 5 du GSPC se déplaçait dans le désert pour se rendre au mali et au Niger pour l’achat et l’acheminement d’armes et de munitions ; ils ont également relaté comment ils ont organisé l’évasion de la prison de Tazoult avec la complicité, selon eux, de deux gardiens de cette prison. Les déplacements dans le désert se faisaient, ont-ils ajouté, en compagnie de Mokhtar Belmokhtar, alias Khaled Abou El Abbès, ex-«émir» de la zone 9 du GSPC, qui se chargeait d’approvisionner ce groupe en munitions et denrées alimentaires.
Par M. Abi
Source : Le jour d'Algérie
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