Les enseignants contractuels veulent aller vers une grève de la faim
Ils ne disent pas quand, mais ils semblent déterminés. Les enseignants contractuels radicalisent leur action de protestation et envisagent d’entamer, dans un avenir proche, une grève de la faim.
 C’est ce qui ressort du dernier Conseil national des enseignants contractuels (Cnec) qui s’est tenu le week-end passé, pour décider de l’action à mettre en place d’ici la rentrée scolaire afin de convaincre le ministère de l’Education nationale de revenir sur sa décision catégorique de n’intégrer les contractuels que dans le cadre des concours qui seront organisés, dans les semaines à venir, par les directions de l’éducation.
Aucune mesure supplémentaire n’est envisagée, en effet, en dehors de ce cadre. C’est ce qui inquiète d’ailleurs les enseignants contractuels, notamment ceux qui ont à leur actif plus d’une dizaine d’années dans l’enseignement et qui, aujourd’hui, constatent que leurs diplômes ne sont pas valables ou ne figurent pas dans la liste des diplômes agréés pour les concours. A propos des concours, le Cnec réclame l’organisation de plusieurs sessions afin de permettre une large adhésion des enseignants, sachant que le nombre de postes disponibles est important (29 000 postes). Ce que redoutent toutefois ces contractuels est de voir ces postes occupés par d’autres diplômés fraîchement sortis de l’université, au détriment des longues années de labeur dans le corps enseignant. Revenant à la grève de la faim, le Cnec annonce l’adhésion de 25 wilayas à ce mouvement. Ils sont 40 enseignants à initier l’action. Ils appellent ainsi leurs collègues contractuels à les rejoindre pour une consolidation des actions enregistrées tout au long de l’année scolaire qui vient de s’écouler. Cependant, il faut signaler que le moment n’est pas bien choisi pour ce genre d’action. Entamer une grève de la faim en période des grandes chaleurs pourrait engendrer des conséquences néfastes sur la santé de ces personnes.
R.M.
Source : Le soir d'Algérie
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