Dix groupes de travail mis sur pied au Centre de recherche judiciaire et juridique
Le centre de presse du quotidien El Moudjahid a reçu, hier, le directeur du Centre de recherche judiciaire et juridique, Abdesslam Dib.
 Ce nouveau centre, mis en place dans le cadre de la réforme de la justice en 2006, relève du ministère de la Justice. Il a été installé officiellement en janvier 2008. Durant les six premiers mois d’activité, une dizaine de groupes de recherche constitués de magistrats chercheurs ont été mis sur pied.
Actuellement, ces groupes de recherche se penchent sur différents thèmes liés directement au domaine de la justice. Il s’agit notamment, selon Abdesslam Dib, de cybercriminalité, de transfert électronique de fonds, d’exploitation des preuves scientifiques, de signature électronique, de l’assistance juridique, d’exécution des peines ainsi que de coopération judiciaire pour la prise en charge des nouveaux crimes. «La mission principale du centre consiste à engager une réflexion sur l’application du droit existant et de proposer des améliorations aux textes et lois», souligne l’invité du centre de presse. En effet, la nouvelle structure de recherche judiciaire et juridique se veut un espace de propositions pour accompagner l’effort de l’Etat dans sa stratégie de réforme de la justice engagée en 1999. Quant au retard dans le lancement officiel du centre, deux ans entre sa création et son lancement officiel, Abdesslam Dib le justifiera par des difficultés d’ordre matériel en soulignant l’existence «de compétences nationales capables de mener des recherches dans le domaine judiciaire et juridique». Présentement, le Centre de recherche judiciaire et juridique jouit du statut d’EPA (Etablissement public à caractère administratif). Son fonctionnement dépend en grande partie du budget de l’Etat. Cette nouvelle structure siège au niveau de l’ancien tribunal de Chéraga. «Un projet pour la construction d’un nouveau siège à Bordj-El-Kiffan a été inscrit», indique Abdesslam Dib. «L’objectif final de la stratégie nationale de réforme de la justice étant la mise en conformité du système judiciaire algérien avec les standards internationaux, notamment par la garantie d’un procès équitable aussi bien en matière pénale que civile», notera le directeur du Centre de recherche judiciaire et juridique. Et un procès équitable suppose, de l’avis d’Abdesslam Dib, des conditions et des moyens de travail corrects pour les magistrats.
L.M.
Source : Le soir d'Algérie
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