Les enseignants contractuels appelés à passer les examens
Ils demandent tout simplement qu’ils soient titularisés. «J’ai déjà parlé du problème des enseignants contractuels. Ceux-ci sont appelés à passer un examen pour qu’ils puissent être confirmés dans leurs postes».
 C’est ce qu’a déclaré, hier, le ministre de l’Education nationale en marge de la réunion qu’il a tenue avec les directeurs de l’éducation, au niveau du siège de son département. Il a révélé, dans cette optique, que les examens auront lieu le 29 du mois en cours et indiqué que 26 000 postes budgétaires seront ouverts prochainement. «Vous pouvez faire du social dans tous les domaines mais pas dans celui de l’éducation !», a indiqué Benbouzid aux cadres du département de l’Education nationale qui étaient présents à cette rencontre. Il a indiqué qu’entre un nouveau licencié et un ancien professeur qui n’est pas titulaire du baccalauréat même ayant exercé pendant plusieurs années, il choisirait la mort dans l’âme le premier cas. «On ne plaisante pas avec l’avenir et le niveau de nos enfants», a-t-il ajouté. Cependant, le premier responsable du ministère de l’Education a révélé qu’il y a des éléments qui ont servi des années durant en qualité de professeurs, notamment durant les années d’insécurité, et qui n’ont pas le baccalauréat. Il a indiqué qu’il fallait aider cette catégorie mais pas en les employant en tant que professeurs, précisant dans ce cas de figure que ces enseignants n’ont pas d’expérience mais plutôt de l’ancienneté.
Le ministre de l’Education a annoncé le chiffre de 80 000 nouveaux licenciés dans l’enseignement dont 50 000 ont été recrutés cette année. Il y a trois jours, les enseignants contractuels ont entamé une grève de la faim, revendiquant tout simplement leur titularisation. rappelons que tous ces enseignants sont titulaires de diplômes de l’enseignement supérieur. Pour ce qui est des résultats du baccalauréat, le ministre s’est montré plutôt satisfait, indiquant que le taux de réussite enregistré cette année, à savoir 55,04%, est un taux jamais égalé depuis l’indépendance. Les candidats ayant obtenu leur baccalauréat avec mention sont estimés à 36%. Il a indiqué que beaucoup de lycées ont obtenu un taux supérieur à 90%, et que d’autres ont carrément raflé la mise en enregistrant des taux de réussite de 100%. Les wilayas qui ont obtenu les meilleurs résultats sont celles de Tizi Ouzou, Alger et Constantine. Le ministre a cependant indiqué que ce n’est pas une raison pour verser dans l’euphorie. Il a appelé, par contre, à effectuer une étude exhaustive pour tirer les conclusions des derniers résultats du baccalauréat. «Dans chaque établissement, il faut élaborer un programme. Le point de départ de ce programme devrait être les résultats ayant été obtenus durant l’année en cours», a expliqué Benbouzid. Il a déclaré, dans cette optique, que le bac politique n’existe pas en Algérie et que les résultats du bac 2008 sont dus à des facteurs objectifs. Entre autres facteurs cités dans le dossier de presse du ministère de l’Education, il y a lieu de citer : l’instauration du système des cours de soutien à tous les élèves des classes d’examens, le réaménagement des programmes décidés en février dernier pour l’achèvement des cours avant l’examen. Il y a lieu de citer également : le fait d’avoir élaboré deux sujet au choix dans chaque matière avec augmentation des horaires à hauteur de 30 minutes. Par ailleurs, M. Benbouzid a exprimé son étonnement par rapport au fait que
50 % des candidats libres avaient abandonné.
Par Salah Harirèche
Source : Le jour d'Algérie
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