Panique générale au Complexe sidérurgique d’El Hadjar
La panique s’est emparée, mardi en milieu de journée, de l’ensemble des travailleurs du Complexe sidérurgique Arcelor Mittal d’El Hadjar, dans la wilaya d’Annaba, et en particulier de ceux de la centrale thermique.
 Un violent incendie s’est déclaré dans cette unité vitale d’une surface de 2 400 m2 et d’une hauteur de 32 m, abritant trois turbines de production d’énergie électrique de 53 mégawatts chacune et qui servaient de substitution en cas d’arrêt du courant normal. Ayant eu du mal à circonscrire le feu, le service chargé de la sécurité de l’entreprise a fait appel à la Protection civile qui a pris les dispositions nécessaires en pareil cas, en mobilisant l’ensemble de ses unités implantées à travers la wilaya, soit 13 officiers, 3 médecins, 14 sous-officiers et 104 agents. Les moyens matériels dont dispose ce corps de protection ont été engagés à l’effet de maîtriser le sinistre. Il s’agit notamment de 16 engins d’incendie, 3 échelles mécaniques et 7 ambulances. L’incendie, dont la cause première sera déterminée par les services concernés, a été amplifié par la projection d’importantes quantités d’huile industrielle sur le corps de la turbine chauffée à 400 degrés centigrades et par le fait que le système d’extinction automatique n’a malheureusement pas fonctionné au moment du départ du feu, selon le directeur de la Protection civile d’Annaba, le colonel M. Ferroukhi, qui fera état de l’utilisation d’émulseurs par-dessus des échelles mécaniques sur la toiture, en même temps que les sapeurs attaquaient les flammes à partir de l’entrée principale à l’effet d’éteindre l’incendie. D’autres équipes s’employaient au même moment à refroidir des installations mitoyennes du hangar abritant les turbines. Fort heureusement, il y a eu plus de peur que de mal et, après une heure de lutte, l’incendie fut maîtrisé. Grâce à la célérité des soldats du feu, on ne déplore aucune victime humaine, à l’exception de deux personnes incommodées par la fumée et qui ont été dirigées vers l’hôpital Ibn- Rochd. Un matériel de valeur a été sauvé des flammes, mais l’une des trois turbines, lieu de départ de l’incendie, a été complètement détruite en plus d’un autre matériel sans grande valeur.
Mohamed-Ali Khellaf
Source : Le soir d'Algérie
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