6e journée du procès sur le séisme de Boumerdes
La sixième journée du procès sur le séisme de Boumerdès, le tribunal l’a presque entièrement consacrée aux débats sur les destructions survenues à la cité universitaire de Corso. Dans ce site, fort heureusement, aucune victime n’a été déplorée. D’ailleurs, les personnes incriminées dans ce dossier ont été toutes relaxées lors du premier procès.
 Pour l’opinion, il ne représente que peu d’intérêt Dans l’après-midi, les prévenus concernant la cité SNTF de Corso ont été appelés à la barre pour répondre, pour la seconde fois, des accusations d’homicide involontaire, de blessures involontaires, de falsification sur la quantité et la qualité des matériaux de construction et de non-application de la réglementation en matière d’urbanisme et de construction. Ces infractions sont, rappelons-le, réprimées par les articles 288, 289 et 429 du code pénal et l’article 77 de la loi portant sur la construction et l’urbanisme.
Dans cette affaire, l’arrêt de renvoi stipule que 60 logements se sont complètement effondrés le 21 mai 2003 lors de la première secousse tellurique. Ces habitations, construites dans le cadre de la promotion immobilière, ont été attribuées aux familles des fonctionnaires de la société ferroviaire. Quarante corps sans vie ont été retirés des décombres.
Lors du procès en première instance, un responsable de bureau d’études, un ingénieur du CTC et un entrepreneur ont été condamnés à 2 ans de prison ferme et à 50 000 DA d’amende chacun. Un second ingénieur du CTC, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, a écopé, quant à lui, de 3 ans de prison ferme. A l’heure où nous mettons sous presse, un membre de la commission ministérielle répond aux questions du tribunal. Dans ses premiers propos, il impute cette catastrophe ayant entraîné le décès de 40 personnes à la nature du terrain et à la mauvaise étude géotechnique du sol.
Abachi L.
Source : Le soir d'Algérie
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