Zemmouri : Le moudjahid Hadj Rial depuis cinq ans dans un chalet
Le valeureux moudjahid Hadj Mohamed Rial, dit «léguia», n’a pas répondu à l’appel de ses frères de combat pour commémorer le 47e anniversaire de la journée de l’émigration.
 C’est la première fois depuis l’indépendance de son pays que notre moudjahid ne s’est pas recueilli à la mémoire de nos valeureux chouhada lors des cérémonies officielles, a-t-on reconnu. Les maladies (diabète, rhumatisme, hypertension etc.), voire les séquelles et les supplices de la torture, l’ont empêché de quitter son domicile… un chalet attribué dans le cadre du recasement des sinistrés du 21 mai 2003. Amputé récemment, il n’a pu rejoindre ses compagnons devant la stèle des martyrs. A quelques jours de la commémoration du 54e anniversaire du déclenchement de la révolution, notre moudjahid vit toujours dans ce chalet. Son ancienne habitation étant effondrée après le séisme du 21 mai 2003. Il a bénéficié des mêmes privilèges édictés par l’Etat au profit des citoyens de la localité.
Sans se soucier de son avenir et de ses enfants, El Hadj Rial vit toujours avec ses huit enfants dans un chalet du site Tournier à Zemmouri. Ses principes et sa personnalité l’ont empêché de faire du porte-à-porte et se soumettre aux aléas de la bureaucratie. Ce symbole de la révolution est issu d’une famille révolutionnaire. Il a passé les pires moments de son existence dans les prisons coloniales en compagnie de son père avec qui il partageait la même cellule, lequel a succombé à la torture coloniale. L’émotion est grande auprès de ce citoyen quand il s’agit d’une commémoration nationale ou d’entendre l’hymne national, a-t-on reconnu. A notre visite, le chalet n°311 du site Tournier s’est avéré trop exigu pour accueillir les nombreux visiteurs. Le calme et le nationalisme de cette personnalité historique sont ses principales particularités, lesquelles sont significatives à plus d’un titre. De toute la discussion, et la remémoration de quelques souvenirs, il n’a à aucun moment soulevé son problème de logement, si ce n’est implorer le tout-puissant de préserver son pays du mauvais œil. La prise en charge de ce moudjahid quant à l’attribution d’un logement serait des plus judicieux pour un citoyen qui, en dépit de son très jeune âge, a intégré les rangs nationalistes et lutté aux côtés de ses aînés pour la libération de son pays. Finir en beauté dans un appartement serait merveilleux.
Par A. Kichni
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