Grève des contractuels : La médiation des parents d’élèves infructueuse
Les enseignants contractuels, dont une partie ob-serve depuis plus de 36 jours une grève de la faim au niveau du siège du Snapap à Alger ne manifestent aucune intention de cesser ce mouvement de protestation en dépit des signes évidents de dégradation de l’état de santé de la majorité d’entre eux.
 Le médecin accompagnant les grévistes a souligné dans son dernier rapport l’apparition de plusieurs signes alarmants : troubles de l’appareil urinaire, crampes et douleurs musculaires, perte pondérale, difficultés respiratoires aiguës, incapacité de communication et tendance à l’isolement. Le Conseil national des enseignants contractuels déplore le silence des autorités publiques concernant la souffrance des grévistes. Une situation qui ne cesse de s’aggraver et qui risque de tourner au drame si l’action n’est pas interrompue.
Aussi, faudrait-il souligner que la médiation proposée par l’Union des associations des parents d’élèves ne semble pas conduire les deux parties en conflit sur un terrain d’entente. La tutelle estime, par la voix du médiateur, que le règlement de cette crise dépasse la mission du ministère de l’Education ; les recrutements et la réintégration étant règlementés par un décret et relèvent des prérogatives de la Fonction publique. Selon la même source, seul une plainte déposée par les contractuels pourrait libérer le processus de la réintégration. Les contractuels, eux, estiment que déposer une plainte est une manière de laisser «traîner le dossier au niveau de la justice». «Nous ne cherchons pas responsabiliser le ministère de l’Education ou la Fonction publique, tout ce que nous voulons c’est notre réintégration après des années de labeur», nous a expliqué hier un membre du Conseil national des enseignants contractuels. Et d’ajouter : «La réintégration est notre seule perspective, autrement la mort sera notre sort» a-t-il en outre expliqué, non sans laisser échapper une lueur d’espoir quant à l’action menée par les représentants des parents d’élèves au niveau du département de Benbouzid et à la Chefferie du gouvernement où se trouve actuellement le dossier. Hier encore, les pourparlers se poursuivaient entre les représentant des associations des parents d’élèves et les responsables du ministère de l’Education nationale.
Pour rappel, une plainte a été déposée auprès du Bureau international du travail au début de l’action de protestation.
D’autre part, les syndicats autonomes s’organisent pour relancer un mouvement de protestation commun. Un sit-in devant la présidence de la République sera initié aujourd’hui par l’Intersyndicale de l’Education ainsi que par certaines associations. Entre autres revendications formulées par le Conseil national des contractuels, l’intégration des enseignants dans leurs postes, la régularisation de leur situation financière et l’octroi des primes.
Fatima Arab
Source : Le jour d'Algérie
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