Enseignants contractuels : Sit-in demain devant la présidence
Alors que le ministre de l’Education nationale semble ignorer le mouvement de protestation des enseignants contractuels, une grève de la faim observée depuis 21 jours, le Conseil national des enseignants contractuels, affilié au Snapap (Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique), tiendra demain un sit-in devant la présidence et menace d’une rentrée scolaire agitée.
 La porte-parole du Conseil national des enseignants contractuels, Meriem Maârouf, a informé, dans une conférence de presse hier, que le comité de soutien aux enseignants contractuels grévistes de la faim a décidé de reproduire le sit-in devant la Présidence, empêché violemment par la police. Elle a donné rendez-vous pour un nouveau rassemblement pour ce mardi matin. Parallèlement à cette action de protestation, le conseil a retenu de déposer une plainte auprès du Bureau international du travail (BIT) ainsi qu’auprès de l’Union internationale des services publics (ISP). Un communiqué de dénonciation de l’intervention non légale de la police afin d’empêcher le mouvement de protestation sera également adressé aux autorités algériennes ainsi qu’à des organisations nationales et internationales des droits de l’homme. Par ailleurs, l’intervenante a démenti le chiffre avancé par Benbouzid de 80% d’enseignants participant au concours national pour l’enseignement moyen. «Ce chiffre est faux, ils ne sont pas aussi nombreux. Quant au concours du secondaire, ils ont mentionné que le concours concernera les licenciés et les ingénieurs mais sur place, ces derniers ne sont pas autorisés à déposer leurs dossiers», a-t-elle expliqué. Pour sa part, le représentant du Snapap, présent à la conférence de presse, a promis une rentrée sociale mouvementée et a réaffirmé le soutien de son syndicat aux enseignants grévistes jusqu'à l’aboutissement de leurs revendications. Quant au représentant de l’Association des parents d’élèves, il s’est interrogé sur le mutisme de la tutelle face à une telle situation surtout que près de 28 grévistes ont été évacués à l’hôpital dans un état comateux sans qu’une délégation médicale du ministère ne s’est souciée de leur santé. Pour rappel, 45 000 enseignants contractuels revendiquent la régularisation de leur situation socioprofessionnelle.
Selma A.
Source : Le soir d'Algérie
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