L’Algérie ratifie la convention des Nations unies sur la diversité biologique
L’Algérie a ratifié hier la convention des Nations unies sur la diversité biologique. Notre pays a adopté cette convention, avec 189 autres pays, lors du Sommet de la Terre, organisé en 1992, à Rio de Janeiro, au Brésil.
 La signature du document a eu lieu entre le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme et , M. Cherif Rahmani, et M. Ahmed Djoghelaf, sous-secrétaire général de l’ONU, directeur exécutif des Nations unies sur la diversité biologique (CDB). L’Algérie se joint ainsi aux autres pays qui se sont inscrits dans le programme des Nations unies pour la protection de la nature et de la biodiversité dans le monde. Selon M. Djoghelaf, il s’agit de planter un milliard d'arbres d’ici 2010. La CDB consiste aussi à sensibiliser les populations, les écoliers et tous les autres acteurs activant dans le domaine de l’environnement. Le programme de l’ONU sera couronné par un sommet sur l’environnement qui sera organisé au Japon, en 2010. L’Algérie y prendra évidemment part, a déclaré M. Rahmani. Mais des efforts doivent être consentis d’ici 2010 et au-delà, à entendre dire notre représentant aux Nations unies. M. Djoghelaf a brossé, en effet, un triste tableau de la situation de l’environnement dans notre pays. Il impute la responsabilité à l’absence de conscience chez les Algériens, qu’ils soient administrateurs ou administrés. «Il y a un grave manque de conscience, dans le domaine de l’environnement en Algérie. Cela est dû à l’absence de l’évaluation. Et lorsqu’on n’évalue pas, on ne protège pas», a-t-i dit en substance. L’expert en l’environnement a alerté sur la nécessité de préserver la nature dans le milieu urbain. «D’ici 2050, il y aura plus de 150 nouvelles villes de la taille de New-York d’où la nécessité de créer un maximum d’espaces verts dans ces nouvelles cités, et la plantation d’arbres près des écoles, sur les bords des routes, etc», a-t-il ajouté, tout en soulignant l’importance de l’éducation des générations futures en matière de protection de la biodiversité. Interrogé sur le passage de l’autoroute Est-Ouest, dans la zone intégrale du parc national d’El-Kala, M. Djoghelaf est resté prudent dans sa réponse. «Toute infrastructure comprend des inconvénients. Il s’agit donc de minimiser les dégâts, car on ne peut pas arrêter le développement. Je crois plutôt que l’ensemble des différents secteurs doit cultiver l’esprit du respect et de l’amour de la nature. La protection de la nature est une obligation morale et éthique parce qu’on ne peut pas concevoir le développement sans penser à l’avenir de la nature, de l’environnement et de la biodiversité, qui est aussi l’avenir de l’humanité», a-t-il précisé, indiquant ne pas trop savoir au sujet du projet de passage de l’autoroute Est-Ouest au niveau du parc d’El-Kala.
L. M.
Source : Le soir d'Algérie
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