40 Harragas interceptés à Annaba
Une quarantaine de harraga ont été interceptés hier, matin, dans deux embarcations, à une demi-heure d’intervalle au large de Ras El- Hamra, au nord de la ville d’Annaba. Les deux embarcations de fortune ont été interceptées à 6h30 et à quelque 3 milles pour la première, et à 7h et à 15 milles pour la seconde. Ces jeunes âgés de 17 à 34 ans, sont originaires en majorité d’Annaba.
 A l’issue d’une course-poursuite d’une heure environ, les éléments du groupement territorial des gardes-côtes d’Annaba, qui étaient à bord d’une embarcation semirigide, ont pu arrêter les 17 malheureux candidats à l’émigration clandestine qui ont pris place dans la première embarcation. Quant aux autres, leur interception a nécessité aux éléments de l’unité n° 261 des forces navales une course-poursuite d’une heure trente minutes, ils étaient au nombre de 23. L’ensemble des harraga ont été récupérés par l’unité 349 des gardes-côtes. Après la visite médicale effectuée par le médecin de la Protection civile, les 40 candidats à un débarquement sur la côte des mirages, au nord de la Méditerranée, ont été auditionnés par les agents des gardes-côtes de la station maritime principale d’Annaba avant leur présentation devant le procureur de la République près le tribunal d’Annaba. A noter que les tentatives pour une traversée clandestine vers les côtes de la Sardaigne (Italie) à partir des plages des wilayas de l’extrême nord-est du pays, principalement Annaba, n’ont pas cesser notamment depuis le début de la saison estivale en raison des conditions météorologiques et des quelques échos faisant état de l’arrivée à l'autre côté de la grande bleue de certains miraculés de cette grande aventure, inconnue auparavant dans le pays. A ce titre, et à la veille de l’arrestation de ces quarante harraga, trois autres ont été arrêtés par les gendarmes à Oued Boukrat, dans la commune de Seraïdi (Annaba). Sans papiers d’identité (tactique qu’utilisent les harraga pour ne pas être identifiés par les carabiniers italiens une fois arrivés «à bon port»), ils étaient dans une barque artisanale équipée d’un moteur de 30 chevaux et avaient sur eux 700 euros.
Mohamed-Ali Khellaf
Source : Le soir d'Algérie
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