Sidi Bel Abbès : Les barrages de l’ouest en souffrance
Les barrages de la région ouest sont désormais en souffrance si la nature ne fait pas preuve de clémence avec des chutes de pluie qui seraient salvatrices en augmentant le niveau de leurs eaux.
 Après le barrage des «Chorfas II», dans la région de Sig, wilaya de Mascara, qui a connu il y a presque un mois un grave problème de pollution, grave dans la mesure où si pour la wilaya en question ses eaux servaient seulement à l'irrigation des cultures, pour Sidi Bel-Abbès et notamment les localités de Oued Mebtouh, Bordj Boudjelaha et Aïn Aden, elles alimentaient en eau potable. Les services concernés ont pu parer à l’urgence avec la distribution d’eau potable grâce à cinq camions citernes et la source de Tadjefret.
Pour rappel, les eaux de ce barrage ont subitement connu une pollution importante vu que même ses hôtes, les poissons, ont trouvé l’élément hostile et sont morts en tentant d’y échapper. Les analyses effectuées suite à des prélèvements par l’ADE et l’Agence nationale des ressources hydriques d’Oran (ANRH) ont démontré qu’outre la pollution, il y avait un manque flagrant d’oxygène. Après le barrage des Chorfas II, ce sont les eaux du barrage Oued Sarne, dans la wilaya de Sidi Bel-Abbès, qui sont à leur tour polluées, situation probablement due à la baisse de niveau des eaux et au manque d’oxygène. Dans la journée de vendredi dernier, les services compétents ont été alertés par la présence importante de poissons retrouvés morts sur les bords de la réserve. Ces derniers cherchaient certainement à fuir le milieu vicié. La situation est assez préoccupante vu que si ces eaux ne sont pas utilisées par les populations, elles servent à l’élevage des poissons qui sont donc en péril maintenant. A souligner que plusieurs lâchers de fretins ont été effectués ces dernières années dans ce barrage qui a connu une reproduction importante de poissons. Les services de l’ADE, de l’hydraulique et ceux de la sécurité sont, depuis vendredi, sur les lieux pour tenter de parer au plus urgent.
A.M.
Source : Le soir d'Algérie
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