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Zéralda, une ville libérée de la délinquance

Selon la règle préétablie et désormais indéniable auprès de l’opinion publique affirmant avec force qu’il y a eu bel et bien régression des actes de délinquance au sein des mégapoles du pays, la mission des services de sécurité est-elle de tout repos?


Zéralda, une ville libérée de la délinquance

Il est hasardeux de tenter une quelconque réponse sans suivre de près le travail qu’effectuent des hommes et des femmes engagés dans la mission de lutte contre la criminalité. C’est pourquoi nous avons décidé d’accompagner les éléments de la Gendarmerie nationale relevant du groupement de Zéralda, ouest d’Alger, et placé sous l’autorité du jeune commandant Maâlam Farès. Il s’agit là d’une sortie nocturne effectuée mercredi dernier en des endroits réputés névralgiques en raison de l’affluence grandissante des citoyens. Citons en ce sens la banlieue de Staouéli, le carrefour de la Bridja de même que la ville de Sidi Fredj réunissant en son sein une panoplie de complexes touristiques. Accompagné du lieutenant Triki Abderrahmane et du chef de la brigade de Staouéli, le commandant Ziani, l’on a eu à sillonner tous ces endroits bondés. En effet, le choix du mercredi soir n’est pas du tout fortuit. Comme chaque fin de semaine, la circonscription de Zéralda est convoitée par beaucoup de familles en cette période estivale. Ceci sans doute en raison de son cachet touristique et aussi des soirées festives qui se tiennent de manière ininterrompue  de ce côté de la capitale. Elle est 21h passées, et au niveau du carrefour de la Bridja, la circulation est des plus denses en ce mercredi 24 juillet. Les brigadiers verts s’affairent à la régulation du mouvement de la circulation sous l’œil bienveillant du lieutenant Triki. Ce dernier nous informe qu’il sera procédé incessamment à l’emplacement de caméras de surveillance au  niveau de ce point de contrôle.  Soudain, une bagarre éclate entre deux automobilistes à moins d’une dizaine de mètres du lieu de l’emplacement des gendarmes. Ces derniers qui ont aussi pour mission d’assurer le maintien de l’ordre public accourent en grand nombre vers l’endroit où la rixe a été signalée quelques instants plus tôt. Arrivés sur les lieux, les deux belligérants se sont déjà évanouis dans la nature sans laisser la moindre trace. Ils étaient certainement avertis de la présence en grand renfort des éléments de la gendarmerie.  Ils n’ont donc pas tradé à quitter les lieux pour aller  s’entretuer ailleurs. De retour au carrefour de la Bridja où les éléments de la Gendarmerie nationale assurent un barrage fixe, l’on constate que les brigadiers venaient juste d’apostropher un véhicule suspect au bord duquel se trouvaient cinq jeunes personnes. Les gendarmes procèdent aussitôt à la fouille du véhicule et «tombent» sur des  boissons alcoolisées et une rame prohibée. Ils interpellent instantanément les cinq individus.  Ces derniers disent qu’ils étaient en partance au Casif de Sidi Fredj pour assister à une soirée festive à laquelle sont conviés des artistes de renom. Ils racontent aussi que le  jeunes chauffeur, à l’encontre duquel les éléments de   la gendarmerie ont établi un PV pour port d’armes prohibées, a accepté de les transporter, clandestinement s’entend,  à raison  de 600 DA.  Au regard du lieutenant Triki, la présence des ces cinq  jeunes,  la soirée annoncée au Casif pourrait se traduire par des conséquences dangereuses, vu qu’ils sont en possession de boissons alcoolisées et surtout d’une arme blanche.  En efftet, au Casif de Sidi Fredj, un grand nombre de familles se rend en cet endroit pour passer du bon temps sous les airs de  la musique algérienne. Tout en déplorant l’insouciance des parents  qui, dans la majorité des cas, ne sont pas au fait des déplacements de leur progéniture, le lieutenant Triki a tout naturellement recommandé la saisie de l’arme blanche et des boissons alcoolisées, tout comme il envisagé d’expédier le véhicule en fourrière pour le motif de transport clandestin.  Nous quittons  le carrefour de la Bridja  pour nous rendre à sidi Fredj, station touristique où sont implantés  beaucoup d’établissements hôteliers. Des airs de fête et des youyous fusaient de partout.  Ainsi pour dire que la sécurité règne en maîtresse incontestable des lieux.  Cela est dû au déploiement des éléments de la gendarmerie répartis sur les quatre coins de la ville de Sidi Fredj. Une présence dissuasive, assure le lieutenant Triki, contre toute tentation délictueuse.           

Karim Aoudia
Source : Le jour d'Algérie

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