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Second album du groupe de rap algérien Sans Smir

Les leaders du groupe comptent dédier leur prochain titre à l’Irak et à la Palestine. Leur second album raconte le Kosovo et la mafia politique.


Second album du groupe de rap algérien Sans Smir

Crime en silence et à la Boumediène, sont les titres des deux derniers albums du groupe de rap algérois Sans Smir. Deux CD qui parlent de la lutte de la population sahraouie pour son autodétermination. Il signe ainsi une nouvelle forme de rap qui se veut plus engagée.  Elle se lance timidement mais sûrement. Fayçal Ourabeh, un jeune de 22 ans,  marche sur les pas de son frère Larbi, créateur, il y a dix ans, avec son copain Farès, de Sans Smir. Tout commence pour lui par une simple rencontre curieuse. De passage à la rue Didouche-Mourad Alger, il aperçoit, pour la première fois, le Centre d’information de la mission sahraouie en Algérie. Il y pénètre et est choqué à la vue des photos témoignant des tortures que subissent les Sahraouis et qui leur sont infligées par les forces de répression marocaines. «Du coup, j’ai eu l’occasion de corriger une importante donnée dans ma tête, celle que le Sahara occidental est un pays à  part entière. C’est une terre, un peuple et une cause alors que j’ai toujours pensé que cette région faisait partie de notre désert», confie-t-il. Débute alors pour le jeune rappeur une grande aventure. Il s’attelle à faire une recherche approfondie sur la question et se découvre une véritable passion pour le Sahara occidental, pour son histoire et sa population. Sa découverte, il en fera une matière pour ses chansons. «Le premier album, un CD de cinq chansons engagées, est intitulé Crime en silence, il a été édité avec l’aide de l’APC d’Alger-Centre.  Nous en avons distribué une grande quantité dans le camp d’El Ayoun», explique Fayçal. Il ajoute qu’il a pris la décision de ne pas les vendre, par solidarité envers ses amis, les Sahraouis. Il  dit garder encore une impression unique de ses deux séjours, le premier au camp d’El Ayoun le 8 mai et le second dans la ville libérée de Tifariti, le 20 mai dernier. «J’ai été profondément touché par la sagesse et l’hospitalité des Sahraouis, mais aussi indigné par la misère qu’il supporte avec courage», témoigne-t-il. Fayçal tient à remercier le président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), qui l’a aidé et orienté pour sa recherche et à découvrir les camps de réfugiés. Il envisage de revisiter, à chaque fois que l’occasion se présentera, le Sahara occidental. Revenons à son second album. Toujours sur la lancée du rap engagé, Fayçal a sorti son tube à La Boumediène. En plus de la question du Sahara occidental, il a traité d’autres sujets comme le Kosovo et «la mafia politique» dans le monde. Son prochain sujet sera dédié à l’Irak et à la Palestine. Mais comme tous les jeunes artistes algériens, le groupe Sans Smir souffre des alias de l’édition et a besoin d’être encouragé.      

Par Habiba Ghrib
Source : Le jour d'Algérie

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